Les Grandes oeuvres du baroque et du classicisme.
Le baroque :
ROSTAND, Cyrano de Bergerac. T ROS
La gloire d'Edmond Rostand est inimaginable aujourd'hui. Ses contemporains le tiennent pour le plus grand écrivain de tous les temps. Cyrano de Bergerac suscite une véritable adoration, indéfiniment renouvelée. On devrait encore savoir par cœur ces vers piaffants, cliquetants, étourdissants, à l'image de ce héros romantique et baroque, de ce d'Artagnan amoureux. Savant fou tombé de la Lune ou ferrailleur éblouissant, si tous les Français se reconnaissent en lui, s'il nous arrache des larmes, c'est parce qu'il est vrai, d'une profonde vérité humaine. C'est lui que Roxane aimait, son intelligence, son esprit, et non le beau et ennuyeux Christian. Cyrano est une part de nous-mêmes, le vengeur des humiliés et des offensés, des timides et des ratés de l'amour. À la fin de l'envoi, c'est toujours lui qui gagne.
PASCAL, Les pensées. 100 PAS
"L'homme est un roseau pensant" : cette célèbre pensée ne constitue qu'un des quelque huit cents fragments que comptent les Pensées, qui composent l'un des textes fondateurs de la pensée moderne. Destinées à l'origine à convaincre les libertins de la nécessité de croire en Dieu, ces pensées, telles que nous les lisons, forment un texte qui dépasse largement la simple apologie de la religion chrétienne et qui s'adresse à un public très large, puisque son principal sujet, c'est l'Homme. En voulant apporter la preuve mathématique de l'existence de Dieu (c'est l'argument bien connu du "pari"), Pascal nous livre avant tout une exemplaire peinture de l'Homme, miné par sa misère, mais sauvé par sa grandeur. Maximes à méditer au hasard ou essai sur l'Homme à dévorer d'une traite, chacun trouvera dans ce texte une lecture qui lui correspond.
CORNEILLE, L'illusion comique. T COR
La scène est quelque part en Touraine, dans la grotte du magicien Alcandre, qu'un père vient consulter sur le sort de son fils disparu. La grotte se métamorphose alors en théâtre et le jeune homme apparaît, sous l'habit de comédien, en serviteur rusé du bouillant capitaine Matamore... La fantasmagorie commence, pièce follement originale toute en reflets et jeux de miroir que Corneille lui-même qualifiait d'" étrange monstre et d'" extravagante galanterie ". Après quelques comédies à succès, l'avocat rouennais écrit le chef-d'œuvre de sa période baroque
Le Classicisme :
CORNEILLE, Horace. T COR
Fallait-il tuer Camille ? La question fut posée dès l'année 1640 qui vit une " querelle d'Horace ", dernier acte de la " querelle du Cid ". Horace est-il un de ces " fanatiques " dont l'Histoire moderne nous a révélé différents visages ou le héraut d'une morale pour temps de guerre ? Il semble que l'on en débatte encore aujourd'hui. Mais ne peut-on espérer enfin échapper au conflit des interprétations ?
RACINE, Bérénice. T RAC
Bérénice, au centre de l'œuvre de son auteur, en 1670, est une pièce singulière dans la production de Racine : c'est une tragédie où il n'y a pas de sang. Elle paraît peut-être d'autant plus douloureuse. Se séparer est pire ici que mourir. C'est le sort des trois personnages de la pièce : Bérénice, reine qui aime l'empereur Titus et qui devait l'épouser, Antiochus, qui voue un amour sans espoir à Bérénice. Il s'agit seulement de prononcer un mot, si dur, si tendre : adieu.
RACINE, Andromaque. T RAC
Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime Hector, qui est mort... Pris dans une chaîne amoureuse sans issue, comment pourraient-ils s'en sortir ? De fait, quand le rideau s'ouvre, tous les éléments de l'étau tragique sont déjà prêts à se refermer sur les personnages : prisonniers de leurs passions, leur perte est inéluctable.
MOLIERE, Tartuffe T RAC
Des bourgeois ébranlés, un directeur de conscience tout à son aise dans ce foyer, un chef de famille aveuglé, prêt à tout sacrifier pour satisfaire son invité... Une cellule de crise se forme dans la famille d'Orgon : comment faire pour se débarrasser de ce Tartuffe, qui ne sème que discorde et malentendus ? Quels stratagèmes mettre en place pour que le chef de famille retrouve toute sa raison ?
Madame de LAFAYETTE, La princesse de Clèves. R LAF
Jeune épousée de monsieur de Clèves, la princesse s'est engagée à un mariage de raison, obéissant aux recommandations sévères de sa mère, madame de Chartres. Quand soudain, au cours d'un bal, le duc de Nemours parait... Leurs yeux se rencontrent, la passion naît. Mais la princesse de Clèves se doit à son rang, à son éducation, à l'image qu'elle a d'elle-même. Elle ne cédera pas au désir.
Mme de SEVIGNE, Lettres. 846 SEV
En 1671, le départ pour la Provence de sa fille - la comtesse de Grignan - met Mme de Sévigné au désespoir. Alors, pour combler l'absence, elle entre avec elle en correspondance comme on entre en religion.
Elle lui raconte tout, les plus hauts faits comme les plus anecdotiques, les plus graves comme les plus légers : la guerre de Hollande, le procès de Foucquet, le suicide de Vatel, l'incendie chez un voisin ou encore la dernière coiffure en vogue à Paris. Chroniques d'une époque dont la marquise fut un témoin privilégié, les lettres sont aussi, et avant tout, une écriture de l'intime, le journal d'une conscience qui se raconte au jour le jour.
BOSSUET, Oraisons funèbres. 844 BOS
Homme de foi et homme de cour, écrivain et prédicateur, historien et polémiste, évêque et précepteur du Dauphin, Bossuet fait retentir la parole de Dieu en plein cœur du siècle de Louis XIV, sous les lambris de Versailles : ses oraisons funèbres offrent à la littérature française l'un de ses chefs-d'œuvre absolus. Entre classicisme et baroque, fleurons d'une œuvre devenue d'une radicale et fascinante étrangeté, elles surgissent avec une force insoupçonnée, pour nous interroger sur le temps, l'histoire, la mort - en un mot, sur nous-mêmes.
La FONTAINE, Les Fables. P FON
Le baroque :
ROSTAND, Cyrano de Bergerac. T ROS
La gloire d'Edmond Rostand est inimaginable aujourd'hui. Ses contemporains le tiennent pour le plus grand écrivain de tous les temps. Cyrano de Bergerac suscite une véritable adoration, indéfiniment renouvelée. On devrait encore savoir par cœur ces vers piaffants, cliquetants, étourdissants, à l'image de ce héros romantique et baroque, de ce d'Artagnan amoureux. Savant fou tombé de la Lune ou ferrailleur éblouissant, si tous les Français se reconnaissent en lui, s'il nous arrache des larmes, c'est parce qu'il est vrai, d'une profonde vérité humaine. C'est lui que Roxane aimait, son intelligence, son esprit, et non le beau et ennuyeux Christian. Cyrano est une part de nous-mêmes, le vengeur des humiliés et des offensés, des timides et des ratés de l'amour. À la fin de l'envoi, c'est toujours lui qui gagne.
PASCAL, Les pensées. 100 PAS
"L'homme est un roseau pensant" : cette célèbre pensée ne constitue qu'un des quelque huit cents fragments que comptent les Pensées, qui composent l'un des textes fondateurs de la pensée moderne. Destinées à l'origine à convaincre les libertins de la nécessité de croire en Dieu, ces pensées, telles que nous les lisons, forment un texte qui dépasse largement la simple apologie de la religion chrétienne et qui s'adresse à un public très large, puisque son principal sujet, c'est l'Homme. En voulant apporter la preuve mathématique de l'existence de Dieu (c'est l'argument bien connu du "pari"), Pascal nous livre avant tout une exemplaire peinture de l'Homme, miné par sa misère, mais sauvé par sa grandeur. Maximes à méditer au hasard ou essai sur l'Homme à dévorer d'une traite, chacun trouvera dans ce texte une lecture qui lui correspond.
CORNEILLE, L'illusion comique. T COR
La scène est quelque part en Touraine, dans la grotte du magicien Alcandre, qu'un père vient consulter sur le sort de son fils disparu. La grotte se métamorphose alors en théâtre et le jeune homme apparaît, sous l'habit de comédien, en serviteur rusé du bouillant capitaine Matamore... La fantasmagorie commence, pièce follement originale toute en reflets et jeux de miroir que Corneille lui-même qualifiait d'" étrange monstre et d'" extravagante galanterie ". Après quelques comédies à succès, l'avocat rouennais écrit le chef-d'œuvre de sa période baroque
Le Classicisme :
CORNEILLE, Horace. T COR
Fallait-il tuer Camille ? La question fut posée dès l'année 1640 qui vit une " querelle d'Horace ", dernier acte de la " querelle du Cid ". Horace est-il un de ces " fanatiques " dont l'Histoire moderne nous a révélé différents visages ou le héraut d'une morale pour temps de guerre ? Il semble que l'on en débatte encore aujourd'hui. Mais ne peut-on espérer enfin échapper au conflit des interprétations ?
RACINE, Bérénice. T RAC
Bérénice, au centre de l'œuvre de son auteur, en 1670, est une pièce singulière dans la production de Racine : c'est une tragédie où il n'y a pas de sang. Elle paraît peut-être d'autant plus douloureuse. Se séparer est pire ici que mourir. C'est le sort des trois personnages de la pièce : Bérénice, reine qui aime l'empereur Titus et qui devait l'épouser, Antiochus, qui voue un amour sans espoir à Bérénice. Il s'agit seulement de prononcer un mot, si dur, si tendre : adieu.
RACINE, Andromaque. T RAC
Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime Hector, qui est mort... Pris dans une chaîne amoureuse sans issue, comment pourraient-ils s'en sortir ? De fait, quand le rideau s'ouvre, tous les éléments de l'étau tragique sont déjà prêts à se refermer sur les personnages : prisonniers de leurs passions, leur perte est inéluctable.
MOLIERE, Tartuffe T RAC
Des bourgeois ébranlés, un directeur de conscience tout à son aise dans ce foyer, un chef de famille aveuglé, prêt à tout sacrifier pour satisfaire son invité... Une cellule de crise se forme dans la famille d'Orgon : comment faire pour se débarrasser de ce Tartuffe, qui ne sème que discorde et malentendus ? Quels stratagèmes mettre en place pour que le chef de famille retrouve toute sa raison ?
Madame de LAFAYETTE, La princesse de Clèves. R LAF
Jeune épousée de monsieur de Clèves, la princesse s'est engagée à un mariage de raison, obéissant aux recommandations sévères de sa mère, madame de Chartres. Quand soudain, au cours d'un bal, le duc de Nemours parait... Leurs yeux se rencontrent, la passion naît. Mais la princesse de Clèves se doit à son rang, à son éducation, à l'image qu'elle a d'elle-même. Elle ne cédera pas au désir.
Mme de SEVIGNE, Lettres. 846 SEV
En 1671, le départ pour la Provence de sa fille - la comtesse de Grignan - met Mme de Sévigné au désespoir. Alors, pour combler l'absence, elle entre avec elle en correspondance comme on entre en religion.
Elle lui raconte tout, les plus hauts faits comme les plus anecdotiques, les plus graves comme les plus légers : la guerre de Hollande, le procès de Foucquet, le suicide de Vatel, l'incendie chez un voisin ou encore la dernière coiffure en vogue à Paris. Chroniques d'une époque dont la marquise fut un témoin privilégié, les lettres sont aussi, et avant tout, une écriture de l'intime, le journal d'une conscience qui se raconte au jour le jour.
BOSSUET, Oraisons funèbres. 844 BOS
Homme de foi et homme de cour, écrivain et prédicateur, historien et polémiste, évêque et précepteur du Dauphin, Bossuet fait retentir la parole de Dieu en plein cœur du siècle de Louis XIV, sous les lambris de Versailles : ses oraisons funèbres offrent à la littérature française l'un de ses chefs-d'œuvre absolus. Entre classicisme et baroque, fleurons d'une œuvre devenue d'une radicale et fascinante étrangeté, elles surgissent avec une force insoupçonnée, pour nous interroger sur le temps, l'histoire, la mort - en un mot, sur nous-mêmes.
La FONTAINE, Les Fables. P FON
Publicité